Pour nos salaires,
Pour la suppression des jours de carence,
Pour nos conditions de travail
EN GRÈVE JEUDI 5 DÉCEMBRE !
Stoppons le mépris et l’hypocrisie envers les fonctionnaires
Pour nos salaires,
Pour la suppression des jours de carence,
Pour nos conditions de travail
EN GRÈVE JEUDI 5 DÉCEMBRE !
Stoppons le mépris et l’hypocrisie envers les fonctionnaires
Attention report du stage de formation militante FSU 33 : « le syndicalisme à l’épreuve de l’extrême droite » suite à l’appel intersyndical à la grève fonction publique du 5 décembre. Le stage est reporté le 19 décembre. Si vous étiez inscrits, vous devez renvoyer une nouvelle demande d’autorisation d’absence à votre chef de service pour la journée du 19 décembre (à envoyer avant le 19 novembre !)
Jeudi 19 décembre 2024 à partir de 9h30 à la Bourse du Travail de Bordeaux
Cette initiative fédérale prendra la forme d’un stage de formation militante.
ci-joint la convocation et le modèle d’autorisation d’absence ! (il faut modifier la date!)
Le 17 octobre 2024 s’est tenu le CSA SD de bilan de rentrée. Nous avons pu relever des informations importantes :
Effectif général en baisse dans l’académie de Bordeaux 1170 élèves en moins, c’est la répercussion des baisses des effectifs en collège, Cependant, en Gironde l’effectif continue d’augmenter :
Heures Supplémentaires Annualisées : Lp et Sep : 11% LGT : 12,82%
Postes : créations et suppressions
LP, SEP et EREA : création de 16 postes et suppression de 17 (poste EREA). Le SNUE-FSU Bordeaux a souligné que malgré le fait que l’effectif augmente le nombre de postes n’augmente pas… Nous avons aussi rappelé que cette augmentation doit être corrélée avec des ouvertures de sections notamment en CAP dans la carte des formations.
A cette rentrée, deux postes de Bureaux Des Entreprises ont été créés. Il existe deux façons de les financer : les ETP (Equivalent Temps Plein) sont issus des GIP et pour les autres il s’agit d’enseignants.
Stagiaires : 166 sur 18h, 99 sur 9h, 33 sur 6h (alternants).
Pacte : dotation de 5502 parts (contre 10519 en 2023) et 5232 ont été allouées. :
Remplacement de Courte Durée
La mission RCD ne représente pour le moment que 38% et donc on n’est pas au 50% souhaités par le ministère. Même si nous n’arrivons pas au 50%, il n’y aura pas de bascule sur d’autres missions du pacte.
Parts de Pacte selon le genre
2117 enseignants ont pris le pacte : 1335 (63%) sont des femmes, elles sont plus nombreuses à prendre des Pacte que les hommes. En revanche ces derniers sont plus nombreux à prendre plusieurs parts.
Sandra Lemeilleur
PACTE ET HSE
Le nombre de parts de pacte attribuées aux établissements est en nette diminution et au minimum 50% des briques doivent être réservées au remplacement de courte durée. Les parts de pacte consacrées aux projets innovants sont plafonnées à 10% de l’enveloppe.
Les HSE sont en nette diminution du fait de la disparition des HSE destinées à venir en aide aux élèves en difficulté. Toutefois, il est toujours possible d’être rémunéré.e en HSE pour devoirs faits.
Les HSE pour la formation « premiers secours » sont encore réduites.
Pour ce qui concerne l’auto-remplacement rémunéré en HSE, il est toujours possible sur autorisation rectorale mais, pour le Rectorat, la rémunération principale du remplacement de courte durée est bien le pacte et les demandes pour des HSE doivent être justifiées. On perçoit bien l’absence de cohérence de cette politique de remplacement. Pour le SNUEP FSU, cette pression dégrade les conditions de travail tout en servant au déploiement de la réforme. Ne pas le signer est par conséquent aussi un acte de résistance pour sauver nos lycées pros.
Vos retours sur le pacte et les hse : sa.bordeaux@snuep.fr snuepaquitaine@gmail.com
Dès la rentrée 2024, les élèves de terminale bac pro auront 4 semaines de cours en moins pour préparer l’examen. Les épreuves ponctuelles sont avancées mi-mai pour instaurer un parcours différencié en fin d’année. Le ministère a diffusé en mars ses préconisations (note de service) pour ce parcours.
Toute les infos sur le tract : Tract Parcours différencié Terminale
Les membres du CA du Lycée ……………………………………………………………………….
réunis le …………………….., expriment leur vive opposition à la création d’une classe prépa-2de.
Ces classes concerneront les élèves qui, à l’issue de leur troisième, auront obtenu une affectation en
seconde générale et technologique ou professionnelle mais échoué au brevet des collèges.
Chaque année, environ 100 000 collégiens sortent de 3e sans le DNB.
Si très peu de ces élèves (environ 5%) sont orientés vers le LGT, 45 % vont en LP préparer un bac
professionnel.
Si, en moyenne, le nombre d’élèves de bac pro n’ayant pas obtenu le DNB est de l’ordre de 25%, ce
dernier peut avoisiner 50 à 70 % de l’effectif dans les filières où le taux de pression est faible.
Les classes de prépa-2de vont donc impacter essentiellement les élèves des lycées professionnels.
À ces élèves qui cumulent difficultés voire échecs scolaires, difficultés sociales et familiales, on
impose donc une année scolaire supplémentaire.
Cette classe, qui n’est ni une troisième, ni une seconde, propose moins de cours disciplinaires que
ces dernières (8h de moins qu’une seconde professionnelle par exemple).
De plus, aucun programme n’est fixé et des matières n’y seront pas du tout enseignées puisque les
établissements choisiront les enseignements de sciences et les enseignements artistiques. Cela
génèrera une nouvelle inégalité entre élèves.
Seule une évaluation formative bienveillante est évoquée. Alors que l’échec au DNB était le
prétexte à l’affectation en prépa-2de, il n’est pas nécessaire que l’élève se présente à l’examen une
seconde fois et l’obtienne. Une simple attestation lui sera délivrée en fin d’année.
Dans un contexte de pénurie d’enseignants la généralisation des classes de prépa-2de correspond à 3
ou 4 000 emplois d’enseignants. Où va-t-on les trouver ? Comment va-t-on les financer ?
En plus des 20h de cours hebdomadaires, 7 heures d’ « enseignement préparatoire et
méthodologique à la suite du parcours » sont prévues.
Pour les élèves initialement affectés en 2de professionnelle mais contraints d’aller en prépa-2de,
c’est là que s’opéreraient les visites d’entreprises, la découverte des métiers et des
« enseignements » professionnels.
Quel intérêt pourront trouver les élèves et leur famille à envoyer leur enfant dans une telle classe,
alors que le CAP et la voie de l’apprentissage, y compris pour un bac pro, leur tendent les bras sans
réserve ? La non-obtention du DNB ne bloque pas l’entrée en apprentissage directement après la 3e.
Pourtant l’apprentissage est discriminant, inégalitaire et génère plus de décrochage que la voie
scolaire.
Ces classes de prépa-2de ont pour objectif de participer au tri social des élèves, amorcé dès l’école
primaire par la politique du « choc des savoirs ». Elles visent à inciter les élèves et leur famille à
choisir le CAP plutôt que le bac pro, à choisir l’apprentissage, c’est-à-dire le travail, plutôt que
l’école.
Si par accident l’élève se trouvait tenté d’aller toutefois en prépa-2de, le contenu flou des cours
dispensés pourrait vite le pousser à quitter l’école pour l’entreprise, démarche qui sera d’ailleurs
facilitée lors des 7 heures hebdomadaires préparatoires à la poursuite du parcours.
C’est pour toutes ces raisons que nous refusons ces classes de prépa-2nde et demandons la
réaffectation à l’école publique des moyens qui leurs seront accordés ainsi que de l’argent public
versé aux entreprises pour l’apprentissage. Ces moyens permettraient par exemple de favoriser les
dédoublements dans toutes les classes de LP et de réellement lutter contre les inégalités scolaires.
Notre métier n’est pas de trier les élèves !
Le document en pdf ici : Motion prépalycée_30_05_2024
La loi Avenir professionnel, promue par Emmanuel Macron et portée par Muriel Pénicaud, ancienne ministre du travail, a été conçue par le Medef. Sa mise en application a entraîné des dérives pédagogiques et financières comme l’a mis en évidence Complément d’enquête sur France 2. C’est devenu une aubaine pour les promoteurs de l’apprentissage comme Galiléo.
Avenir professionnel : « un big bang de la formation professionnelle » Muriel Pénicaud
Le 30 août 2017, lors de l’université d’été du Medef, Florence Poivey, membre de son conseil exécutif et présidente de la commission formation, a déclaré que les Français “avaient élu Emmanuel Macron sur un programme de réformes. D’une certaine façon, ça nous réjouit »1, précisant même qu’elle attendait « un grand soir » sur la question de l’apprentissage.
Pierre Gattaz, lors de sa conférence de presse du 12 septembre 2017, insistait sur l’importance de la formation professionnelle et en particulier de l’apprentissage. Il considérait qu’il fallait avoir le courage d’une réforme en profondeur. Le président du Medef précisait alors l’objectif et le contour d’une telle réforme : « Il faut vraiment faire bouger le système, […]. Nous souhaitons avoir totalement la main sur les filières d’apprentissage et les CFA. Le financement doit être direct et ne plus passer par les Régions ». (2)
Malgré la résistance des réseaux consulaires et des Régions, l’exécutif passa rapidement aux travaux pratiques à travers la loi n°2018-771 Pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 5 septembre 2018, dite loi Avenir professionnel. Ce qui a entraîné l’instauration du coût contrat et la libéralisation des Centres de Formation des Apprentis (CFA).
Depuis 2020, le financement des CFA repose non plus sur des subventions régionales et une partie de la taxe d’apprentissage mais sur un financement au contrat. Ce changement a fait augmenter le coût moyen par apprenti d’au moins 17 % selon la Cour des Comptes. Par ailleurs, l’ouverture d’un CFA se fait aujourd’hui sur simple déclaration de l’organisme de formation auprès des services de l’État.
C’est pour ces raisons que le nombre de CFA n’a cessé d’augmenter depuis 2018 car la formation devient un marché dont les promoteurs-vendeurs parlent du chiffre d’affaires. Et c’est ainsi que les CFA constitués sous la forme de sociétés commerciales ont distribué en 2022, 32,5 % de leurs excédents sous la forme de dividendes lorsque dans le même temps et selon la même source, les CFA consulaires ont réinvesti dans l’apprentissage la totalité de leurs excédents (3)
La loi Avenir professionnel a également instauré l’aide unique aux employeurs d’apprentis. Cette loi prévoyait à l’origine le versement de 4 125 euros la première année, 2000 la deuxième et 1200 au-delà le cas échéant, mais uniquement pour les entreprises de moins de 250 salariés embauchant un jeune préparant un diplôme de niveau inférieur ou égal au bac (bac +2 pour les départements et régions d’Outre-mer). Mais l’abandon de la prime unique au profit de l’aide exceptionnelle de 6000 €, quel que soit le niveau de certification, a largement favorisé l’ouverture de l’apprentissage aux niveaux supérieurs et l’explosion du nombre d’apprentis. Une main d’œuvre gratuite ou quasi gratuite, payée par le contribuable, ça ne se refuse pas !
Ainsi tous les ingrédients ont été réunis pour générer des dérapages pédagogiques et des détournements d’argent public. Ils ont été mis en lumière par Complément d’enquête. Mis à part quelques articles dans la presse et des enquêtes de Libération et Mediapart, c’est la première fois qu’une émission télé mène une enquête sérieuse pour démasquer les dérives qui accompagnent l’explosion de l’apprentissage !
A la fin de l’émission, le journaliste a posé des questions à Muriel Pénicaud afin de connaître son point de vue sur ces dérapages et en particulier ceux concernant Galiléo Global Education. Ses réponses évasives n’ont pas convaincu, oubliant sûrement qu’elle était devenue administratrice de cet organisme de formation…
L’argent public est absorbé par un trou noir
L’open bar des primes et de l’argent facile fonctionne donc parfaitement…pour les employeurs et les centres de formation. Un puits sans fonds. L’eldorado, il est là ! Et nombreux sont ceux qui en sont devenus accrocs, y compris les patrons milliardaires des multinationales !

Depuis la mise en place de la réforme, les financements publics alloués à l’apprentissage n’ont cessé d’augmenter.
Dans son étude « Un bilan des années folles », Bruno Coquet montre que les dépenses publiques sont passées de 5 693 M € en 2017 à 19 894 M € en 2022.
Les dépenses publiques enregistrées en 2023 s’élèvent à 22 milliards d’après France info.
« Jamais une politique de soutien à l’emploi n’a été aussi coûteuse pour les finances publiques. Ce sont des milliards d’euros de deniers publics qui partent en pure perte. Sans aucune régulation derrière !» Ces mots forts viennent d’un haut fonctionnaire tenu au devoir de réserve. De ceux qui n’aiment pas les polémiques et tiennent plutôt les journalistes à distance. Sauf que là, la moutarde pique trop : « Il faut ouvrir le capot de ce beau discours sur la hausse de l’apprentissage. » Libération 23 novembre 2022.
De nombreux dérapages à tous les niveaux
La course vers l’argent public rend aveugles les profiteurs du dispositif. On se limite ici à quelques illustrations citées par les enquêtes de Mediapart, Libération et Complément d’enquête, qui sont loin d’être des cas isolés :
1) Le SOS d’étudiants en BTS face aux dérives de leur établissement / Mediapart :
– « Une licence professionnelle, normalement, se fait en un an. Mais moi, en un an, je n’ai jamais eu de cours. Et à la fin de l’année, quand j’ai demandé des informations sur l’examen et l’obtention du titre, ils ont commencé à noyer le poisson », relate Dylan Martins, un des premiers étudiants à avoir intégré la licence.
– « Des cours qui ne sont pas productifs, ou encore des cours sans formateur, depuis décembre 2019 », écrit Estelle Garrido, qui prépare avec GFC Auvergne le titre professionnel de vendeuse conseillère en magasin (VCM), dans une lettre du 26 janvier 2020 adressée au maire de Vichy. « Trouvez-vous normal de passer des heures de cours à regarder Netflix sur nos ordinateurs ? Ou bien même à faire des “petits bacs” pour occuper notre temps ? »
2) L’apprentissage, un beau cadeau public aux écoles supérieures privées / Libération
– « Avec l’apprentissage, ces écoles[privées] sont quasi exclusivement financées par l’argent public. Elles sont subventionnées et c’est clair que les fonds d’investissement en profitent bien », explique un spécialiste du secteur.
– En 2021, un rapport (non publié) des inspections générales des finances, des affaires sociales et de l’enseignement supérieur avisait des conséquences budgétaires potentiellement « très lourdes pour les finances publiques ». Il insistait également sur les lacunes dans le contrôle de la qualité des formations : « Ces contrôles apparaissent insuffisamment effectifs et peu coordonnés : il n’a pas été possible à la mission de documenter la réalité de ces contrôles dans le champ de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur ; aucun acteur n’est à ce stade chargé de centraliser ces informations, ni de les faires circuler. »
3) A qui profitent les milliards de l’apprentissage / Complément d’enquête :
– Un cadre dirigeant de Galileo, un des leaders mondiaux de l’enseignement privé, explique comment l’intérêt financier passe avant l’intérêt pédagogique. « Quand un contribuable dépense 8 000 euros pour une formation, uniquement 1 600 euros vont à l’enseignement »
4) Mission d’information sur l’enseignement supérieur privé à but lucratif / Assemblée nationale
– « Plus d’un quart des étudiants suivent aujourd’hui leurs études supérieures dans un établissement privé. Et un apprenti sur quatre dans le post-bac effectue sa formation dans un établissement privé lucratif »,
– La mission constate un problème de « lisibilité et de transparence », elles pointent « un problème de contrôle de qualité pédagogique » et des « dérives préoccupantes qui témoignent de l’absence de régulation du secteur privé lucratif et d’une protection insuffisante de l’étudiant-consommateur ».
La liberté de choisir son avenir professionnel !
Tout est exprimé dans l’intitulé de la loi du 5 septembre 2018 : la liberté de choisir son avenir professionnel. On pense que c’est le jeune qui est au centre du dispositif ! Mais la réalité démontre le contraire. Ce sont les centres de formation et les patrons qui profitent pleinement de cette liberté :
– Liberté de créer des CFA privés
– Liberté de prêter des titres professionnels entre centres de formation
– Liberté de monter des formations « bidon »
– Liberté de profiter de l’argent public
L’apprentissage géré par le privé est à but purement lucratif suivant la règle bien connue : les dépenses sont à la charge de l’État et les bénéfices au profit du privé !! Ce dispositif est aidé et encouragé au détriment de la formation professionnelle sous statut scolaire : on enregistre un recul des formations professionnelles dans le supérieur et une fragilisation des lycées professionnels.
Face à ces dérives, il revient à l’exécutif de stopper cette gabegie et ce massacre de l’enseignement et de la formation professionnels. Il doit suivre les propositions de la cour des comptes et de l’Inspection générale des finances (Igas) concernant les aides de l’Etat aux employeurs d’apprentis et la diminution des niveaux de prise en charge. Ces fonds publics ne doivent plus enrichir les profiteurs mais développer et soutenir un véritable plan de formation professionnelle des jeunes !
(1) Les Echos investir du 30 08 2017
(2) Déclaration du président du Medef à l’issue de la rencontre avec Emmanuel Macron, jeudi 12 octobre 2017.
(3) AEF Info 06 12 2023
Encore un excellent article de notre camarade Christian!
Pourquoi encore s’entêter avec l’apprentissage et les milliards déversés sans contrôle et bien loin de l’intérêt de nos jeunes!!!
L’éducation nationale et les lycées pro ont bien besoin de ces financements là pourtant!!!
Une commission parlementaire bientôt pour faire la lumière sur ces financements opaques et ce détournement d’argent public…?
Lire l’article : ici
Du 25 au 29 mars 2024 s’est tenu le 8ème Congrès National de notre syndicat où nous avons pu réaffirmer nos engagements contre la réforme des LP et débattre pour un avenir meilleur pour nos élèves et nos conditions de travail. En commission et en plénière nous avons travaillé avec nos camarades de toutes les académies sur nos mandats sur les sujets suivants :
Ce 30 mars, notre co-secrétaire Jérome Jolivet prend la parole sur différents médias pour demander plus de moyens humains pour éviter les menaces reçues par la direction et des enseignants au lycée Tregey de Bordeaux lors de la visite de la ministre Nicole Belloubet.
