Face à l’épisode de chaleur exceptionnelle qui frappe la Gironde, les élu·es FSU de la F3SCT ont officiellement saisi le Directeur académique afin d’exiger des mesures immédiates pour protéger les personnels et les élèves. Lorsque les conditions de travail et d’accueil deviennent dangereuses, la fermeture temporaire des établissements doit pouvoir être décidée.
La santé des personnels et des élèves ne peut attendre
Le 24 juin, les représentant·es FSU à la Formation spécialisée Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT) de la Gironde ont adressé un courrier au DASEN pour l’alerter sur la situation devenue intenable dans de nombreuses écoles, collèges et lycées.
En effet, les remontées du terrain se sont multipliées : températures très élevées dans les salles de classe, parfois supérieures à celles relevées à l’extérieur, malaises, fatigue importante, difficultés à assurer les cours comme les examens dans des conditions acceptables. Les fiches RSST, les signalements des équipes, les appels aux permanences syndicales et les droits de retrait témoignent d’une situation préoccupante.
Des mesures souvent insuffisantes La santé des personnels et des élèves ne peut attendre
La FSU rappelle que l’administration est tenue de protéger la santé et la sécurité de ses personnels, mais également celle des élèves.
Hydratation, fermeture des volets, limitation des activités physiques, ventilation des locaux, adaptation des horaires ou accès à des espaces rafraîchis sont des mesures indispensables. Mais dans de nombreux établissements, elles ne suffisent plus lorsque les bâtiments deviennent de véritables « passoires thermiques ».
Lorsque les températures mettent en danger les occupant·es, qu’aucun local refuge n’est disponible et que les conditions d’accueil ne sont plus réunies, la FSU estime que la fermeture temporaire de l’établissement doit être décidée sans délai.
Appliquer le principe de précaution
Dans son courrier, nous demandons au DASEN :
- une évaluation immédiate des écoles, collèges, lycées et centres d’examen les plus exposés ;
- l’autorisation et le soutien des fermetures temporaires lorsque les conditions de sécurité ne sont plus garanties ;
- des consignes claires à destination des chef·fes d’établissement ;
- l’association des représentant·es des personnels aux décisions prises ;
- une information transparente sur les mesures mises en œuvre.
Nous avons rappelé également que le maintien de l’accueil dans des locaux dont les conditions thermiques présentent un risque manifeste pourrait engager la responsabilité de l’administration si un accident ou un malaise grave venait à se produire.
Exercer son droit de retrait
Nous rappelons que lorsqu’une situation de danger grave et imminent est caractérisée en raison des fortes chaleurs, les personnels peuvent exercer leur droit de retrait conformément aux dispositions réglementaires.
Face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, il devient indispensable que les décisions de l’administration soient guidées par le principe de précaution. La protection de la santé des élèves et des personnels doit primer sur toute autre considération.
Le SNUEP-FSU Bordeaux continuera à accompagner les personnels confrontés à ces situations et à intervenir auprès de l’administration pour que les mesures de prévention soient réellement appliquées.
