31 mars : Mobilisé·es pour nos salaires, pour des moyens pour l’École, pour nos conditions de travail

La situation des personnels de l’Éducation nationale, et particulièrement de la voie professionnelle, continue de se dégrader. Les salaires stagnent, les conditions de travail se détériorent et les moyens manquent dans les établissements. Dans ce contexte, la FSU appelle à une mobilisation du 30 mars au 3 avril, avec une journée de grève le 31 mars.

Depuis plusieurs années, les personnels subissent une perte importante de pouvoir d’achat. L’inflation, l’absence de revalorisation salariale à la hauteur des besoins et le recours croissant aux primes accentuent les inégalités et fragilisent l’attractivité de nos métiers. Cette situation devient insoutenable alors que les exigences professionnelles ne cessent d’augmenter.

Dans la voie professionnelle, la réforme engagée depuis 2023 continue de produire ses effets. Le projet initial de parcours différencié en fin de terminale professionnelle a été abandonné après les mobilisations et face aux difficultés de mise en œuvre. Pour autant, la logique de différenciation demeure. Le ministère prévoit désormais l’organisation de deux semaines spécifiques avant la fin du mois de mars. Cette organisation, laissée à l’autonomie des établissements et sans moyens supplémentaires, risque d’alourdir la charge de travail des équipes et de désorganiser les enseignements.

Dans le même temps, les suppressions de postes annoncées ne permettent pas de réduire les effectifs dans les classes ni d’améliorer l’encadrement des élèves. Au contraire, elles aggravent les difficultés déjà rencontrées dans les lycées professionnels. Les équipes sont confrontées à des classes chargées, à des groupes difficiles à constituer et à un manque de temps pour accompagner les élèves, notamment les plus fragiles. Ces choix budgétaires vont à l’encontre des besoins réels de la voie professionnelle et des ambitions affichées pour la réussite des élèves.

Les personnels continuent également de faire face à un manque de moyens global : remplacements insuffisants, manque de personnels éducatifs et administratifs, conditions matérielles parfois dégradées. Cette situation pèse sur le quotidien des personnels comme sur la qualité de la formation proposée aux élèves.

Dans ce contexte, il est urgent d’investir dans la voie professionnelle, de revaloriser les salaires et d’améliorer les conditions de travail. Il est également nécessaire de revoir les réformes en cours et de donner aux lycées professionnels les moyens de remplir pleinement leurs missions de formation et d’émancipation.

Le SNUEP-FSU Bordeaux appelle les personnels à se mobiliser et à participer à la journée de grève du 31 mars ainsi qu’aux actions organisées dans les établissements et sur les territoires.

Pour nos salaires, pour des moyens pour la voie professionnelle, pour nos conditions de travail, toutes et tous mobilisé·es le 31 mars.

Dématérialisation des corrections des épreuves de baccalauréat

A partir de cette session 2026, 96% des épreuves écrites de BCP sont dématérialisées. Elles seront corrigées en ligne par les enseignants correcteurs via l’application SANTORIN, elle-même accessible depuis l’application IMAG’IN. De même, la notation des épreuves orales de langues vivantes de Baccalauréat Professionnel s’effectuera dans SANTORIN au lieu de CYCLADES.

Pour chaque épreuve, un coordinateur (l’IEN et/ou d’un ou plusieurs enseignants désignés par l’IEN) encadrera les corrections en ligne directement dans l’outil.

La correction dématérialisée fait l’objet d’une convocation IMAG’IN. Cette correction devra être effectuée lors de la période qui sera indiquée sur la convocation (période de 1 à 3 jours positionnée entre le 4 et le 23 juin 2026 en fonction des disciplines). L’enseignant devra débuter sa correction dès le premier jour.

Puisque la correction nécessitera au préalable une connexion à IMAG’IN, chaque correcteur/interrogateur doit, en amont, vérifier son accès à l’application (connaître son identifiant et son mot de passe qui doit désormais comporter 13 caractères).

Information très importante : dès la publication des résultats, les élèves auront accès à leur copie corrigée lors de la consultation de leurs notes.

Le SNUEP-FSU Bordeaux a signalé que cette disposition pourrait accroître le nombre de recours juridiques de la part des élèves. En effet, le fait de fournir immédiatement la copie corrigée en même temps que la note ne correspond pas à une démarche volontaire de l’élève visant à demander une explication sur la correction.

Le SNUEP-FSU a donc insisté pour que cette information soit clairement rappelée lors de la commission d’harmonisation, afin que les correcteurs soient pleinement informés des règles et des procédures, dans le but d’éviter toute judiciarisation excessive.

STAGE DE FORMATION SYNDICALE « CARRIERE ET REMUNERATION »

Nous invitons tous les personnels (syndiqué.e.s ou non) à une journée de formation et d’échanges pour permettre à chaque collègue de mieux comprendre les règles de gestion de sa carrière et de vérifier les éléments de sa rémunération.

le mardi 5 mai 2026 de 9h30 à 16h00

Lycée Marcel Dassault 3 Rue Châteaubriand, 33700 Mérignac

La formation syndicale est un droit fondamental. Vous n’avez aucune perte de salaire et ce congé ne peut vous être refusé que pour des motifs de service extrêmement spécifiques et motivés.

Cadre juridique : Tous les fonctionnaires et agents non titulaires de l’État ont droit à un congé maximum de 12 jours par année scolaire pour formation syndicale avec versement intégral du salaire. (Textes de référence : lois n° 82-997 du 23.11.82 et n° 84-16 du 11.1.84, titre II – statut de la Fonction Publique et décret n° 84-474 du 15.6.84).

Pour participer, vous devez impérativement respecter les étapes suivantes :

  1. Prévenir votre hiérarchie : Votre demande d’autorisation d’absence doit être déposée auprès de votre chef d’établissement au moins un mois avant le stage, soit au plus tard le 05 avril 2026.
  2. La demande : par lettre précisant la date, horaire et lieu du stage ainsi que l’affiche du stage ici présente.
  3. L’acceptation : c’est l’autorité administrative compétente (M. le Recteur) qui délivre l’autorisation, et non le chef d’établissement.
  4. Une non-réponse de l’administration dans un délai de 15 jours précédant le début du stage équivaut à une autorisation accordée.

Ne tardez pas, les places peuvent être limitées !

Le SNUEP-FSU, à vos côtés pour défendre vos droits et votre carrière

Terminale bac pro : retour des épreuves en juin obtenu par la mobilisation, le parcours personnalisé doit maintenant être abandonné

Le SNUEP-FSU se félicite du rétablissement des épreuves terminales du bac professionnel à partir de la mi-juin dès 2027, une décision obtenue grâce à la mobilisation des personnels et des organisations syndicales depuis plusieurs années.

Ce recul du ministère montre que la mobilisation collective porte ses fruits face aux projets qui visaient à augmenter fortement les périodes de stage en terminale.

Toutefois, le maintien du « parcours personnalisé », nouveau nom du parcours différencié, reste inacceptable. Ce dispositif prévoit deux semaines orientées soit vers l’insertion professionnelle, soit vers la poursuite d’études, renforçant une logique de tri social et scolaire. En avançant ce dispositif dans l’année et en changeant son appellation, le ministère tente de sauver une réforme dont l’objectif reste de limiter les poursuites d’études des élèves de lycée professionnel. Cette mesure ignore les besoins exprimés par les personnels et les conclusions du comité de suivi de la voie professionnelle, qui pointent la nécessité de davantage d’enseignements disciplinaires. Elle remet aussi en cause le travail des équipes éducatives dans l’accompagnement des élèves.

Pour le SNUEP-FSU, il est urgent d’abandonner définitivement ce dispositif. Le lycée professionnel doit continuer à garantir à la fois l’insertion professionnelle et la poursuite d’études. Cela suppose notamment de rétablir les heures disciplinaires supprimées par les réformes successives et de construire une voie professionnelle ambitieuse pour toute la jeunesse.

MUTATION INTRA 2026

MUTATION INTRA

Le mouvement intra 2026 débute le 17 mars 2026 à 10h. Pour vous accompagner dans vos démarches nous organisons un stage le 25 mars en visioconférence « Mutation intra-académique : quels barèmes ? Quelles stratégies ? ». Lien pour s’inscrire https://framaforms.org/inscription-visio-mutation-intra-1773247877

 

Calendrier :

  • Du 17 mars 2026 (10h) au 30 mars 2026 (midi) : Saisie des vœux sur SIAM
  • Le 30 mars 2026 : Téléchargement des confirmations des demandes de mutation directement par les candidats sur SIAM
  • Le 3 avril 2026 : Date limite de retour des confirmations de participation au mouvement ainsi que des pièces justificatives. Date limite de réception des dossiers au titre du handicap, situations médicales et situations sociales.
  • Du 7 au 22 mai 2026 : Affichage des barèmes retenus par la DPE
  • Le 20 mai 2026 : Date limite de contestation des barèmes, de demande de mutation tardive au titre de l’article 3 ou d’annulation de mutation
  • Du 26 mai 2026 au 11 juin 2026 : Lancement de l’algorithme et optimisation par les services de la DPE
  • 12 juin 2026 : Résultats du mouvement
  • Du 12 juin 2026 au 19 juin 2026 : Recensement et analyse des recours

Si vous rencontrez des difficultés, contactez-nous par mail au snuepaquitaine@gmail.com   Géraldine Jousseaume 06.23.52.13.77

Intra 2026 : le SNUEP-FSU reste à vos côtés

Tou·tes les professeur·es du second degré, les CPE et les Psy-EN qui entrent dans une académie suite à la phase interacadémique (par mutation, première affectation ou réintégration) participent obligatoirement à la phase intra-académique dans l’académie obtenue.

Attention : si vous formez un recours sur le résultat que vous avez obtenu à la phase inter, dans l’attente de la réponse du ministère, il vous faut participer à la phase intra de l’académie obtenue. Votre participation sera annulée en cas de réponse positive à votre recours.
Le calendrier du mouvement intra-académique

Le calendrier de la phase intra-académique du mouvement relève de la compétence de chaque rectorat. Ainsi, le calendrier est académique.

Vous trouverez dans tableau ci-dessous avec le calendrier de l’académie dans laquelle vous participerez au mouvement.
Les règles du mouvement intra-académique

Les règles de la phase intra-académique du mouvement relèvent de la compétence du rectorat et varient donc d’une académie à l’autre. Ce sont donc les sections académiques du SNUEP-FSU qui vous accompagnent et vous conseillent tout au long des opérations de l’intra, de la réflexion sur la meilleure organisation des vœux au recours sur le résultat en passant par la vérification des barèmes.

Afin de permettre à nos collègues qui entrent dans une académie de bénéficier des conseils du SNUEP-FSU, chaque section académique organise entre autres des réunions en visio. Des informations sont par ailleurs diffusées par divers canaux : site internet, publications

Bordeaux Du 17 mars au 31 mars 2026 sa.bordeaux@snuep.fr Visio le 25 mars à 14 h

Grève du 16 décembre 2025

 

La grève du 16 décembre a permis de dénoncer encore une fois la politique d’austérité imposée à la fonction publique et ses effets aggravés sur les personnels les plus précaires. Les AESH et les AED, indispensables au fonctionnement de nos établissements, subissent des conditions de travail toujours plus dégradées. La précarité structurelle est renforcée par des dispositifs comme les PIAL et les PAS, que nous exigeons de voir supprimés.

L’école inclusive, privée de moyens suffisants, place les AESH dans des situations professionnelles intenables. Malgré leur nombre et leur rôle central, les AESH restent maintenu.es dans la précarité par le ministère. Leur reconnaissance passe par un véritable statut de fonctionnaire de catégorie B et une rémunération digne. Les AED, essentiels à la vie scolaire, sont cantonné.es à la gestion des urgences au détriment de leurs missions éducatives.

Face à l’insuffisance des annonces gouvernementales, nous exigeons des recrutements massifs, des salaires décents et une réelle reconnaissance.

Rassemblement du 12 décembre en soutien à notre camarade David Pijoan

Nous nous sommes massivement mobilisé.es le 4 novembre pour soutenir notre camarade David Pijoan. Au lieu de classer sans suite une procédure pourtant infondée, le parquet a choisi de le convoquer à nouveau devant un substitut du procureur dans le cadre d’un avertissement pénal probatoire. Cette mesure, qui succède à un rappel à la loi, implique une reconnaissance de culpabilité et place la personne concernée sous mise à l’épreuve pendant deux ans. Elle ouvre la voie, en cas de nouvelle accusation, à d’éventuelles poursuites devant le tribunal correctionnel.

Face à cette situation, une large mobilisation intersyndicale s’est constituée, rassemblant la FSU 33, les unions départementales CGT, FO, Solidaires de Gironde, le SGEN-CFDT et LDC Éducation Aquitaine, avec le soutien de l’Union étudiante et de Solidaires étudiant.es. Cette unité est renforcée par l’appui d’organisations engagées dans la défense des libertés fondamentales, telles que la Ligue des Droits de l’Homme ou le Syndicat des Avocats de France.

Le ciblage d’un responsable syndical départemental, représentant la FSU lors d’un rassemblement unitaire, ne saurait être considéré comme anodin.

Le SNUEP-FSU réaffirme sa détermination à défendre, partout et toujours, les libertés syndicales et la solidarité internationale.

Grève du 2 décembre, la « manif de droite » : quand l’humour devient une arme contre l’austérité

La mobilisation du 2 décembre s’inscrit dans la continuité des luttes contre l’austérité et pour les salaires, avec déjà des reculs arrachés au gouvernement.

Abandon du vol de deux jours fériés, report de la réforme des retraites et engagement à ne pas utiliser le 49-3 : rien n’a été concédé sans mobilisation.

Mais le projet budgétaire porté par Emmanuel Macron reste lourd de menaces pour les services publics et le monde du travail.

Suppressions de postes, gel des salaires et attaques contre la protection sociale continuent d’aggraver les inégalités.

Pour dénoncer l’absurdité de cette politique, la FSU a fait le choix original et percutant de la « manif de droite ».

Une forme volontairement humoristique et parodique, assumée comme un outil militant pour ridiculiser un budget injuste et réaffirmer la force de l’action collective. Vous pouvez consulter la vidéo réjouissante de ce moment ici :

Mail Prévoyance MGEN : aucune obligation sauf celle d’attendre !

Suite à l’alerte du 11 décembre, la MGEN a indiqué que le contrat individuel proposé actuellement pourra être annulé au 1er mai 2026 suite à la souscription au contrat collectif. La démarche brouille tout de même les procédures alors que la situation est déjà complexe. Il reste urgent d’attendre l’ouverture de l’adhésion au contrat collectif en prévoyance.

Après l’affiliation au contrat santé obligatoire, la MGEN envoie un mail indiquant : « Pensez à mettre à jour votre couverture prévoyance. » Attention : ce contrat n’est pas le contrat prévoyance collectif de l’accord PSC. Surtout ne pas cliquer, il est urgent d’attendre !

Contrairement à ce qu’indique la MGEN, vous continuez à être couvert en prévoyance jusqu’au 1er mai 2026 même après avoir réalisé l’affiliation au contrat santé.

Les contrats prévoyance proposés par ce biais (mail aux adhérent.es MGEN) sont des contrats individuels commerciaux plus chers que le contrat collectif en prévoyance (socle + option) qui débutera le 1er mai 2026. Aussi, ces contrats individuels ne bénéficient pas de la participation de 7 € du ministère.

La réglementation prévoit un délai de 6 mois pour adhérer sans conditions (questionnaire santé…) au contrat collectif en prévoyance (30 novembre 2026). Souscrire maintenant un contrat individuel amène à dépasser ce délai (un an de contrat obligatoire).

Il est donc urgent d’attendre la campagne d’adhésion au contrat collectif en prévoyance (socle + option) MGEN-CNP-MAGE. Campagne qui doit débuter début 2026 pour une entrée en vigueur du contrat au 1er mai 2026. Pour toute question, contactez votre section académique du SNUEP-FSU.

Retrouvez toutes les informations sur la PSC sur notre site : https://snuep.fr/la-protection-sociale-complementaire-psc/