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Déclaration FSU pour F3SCT 33

23 juin 2026

« Tout est sous contrôle » nous disait la préfète hier alors que les trains ne quittaient plus la gare St jean.

 » La situation a été anticipée » nous disait le ministre Geffray la semaine dernière. Affirmer c’est éviter la discussion et ce ne sont pas ces nouvelles déclarations qui vont rassurer les collègues et les usagers sur la prise en compte de leurs difficultés actuelles. 

 Si les mots ont malgré tout encore un sens autant s’intéresser aux chiffres nationaux 2600 établissements scolaires perturbés et des appels au Centre 15 qui ont bondi de près de 40 % depuis le 21 juin.

Rappelons que le réchauffement climatique est une cause de décès pour plus de 5000 personnes chaque année en France.  

3 semaines c’est le temps qu’il a fallu au Dasen de Gironde pour répondre au courrier qui concernait la précédente vague de chaleur du mois de mai. A peine reçu le 17 juin et déjà dépassé par la seconde vague qui a atteint hier  41,7°C à Bordeaux, battant le record précédent vieux de 10 mois.  Quelles sont les réponses apportées par notre administration ? Une fois de plus on a privilégié le  « plus près du terrain » et surtout le renvoi de la patate chaude c’est-à-dire la patate chaude entre le département pour des bâtiments non adaptés même parmi les plus récents et les chefs de services pour « ‘apprécier les situations ». 

Quelles sont ces « situations » que le DASEN voudrait voir apprécier dans un habile nuancier, sachant que la majorité des établissements ont atteint dans de nombreuses salles des températures supérieures à 30°C et dans la moitié d’entre eux des températures supérieures à 34°C avec ou sans élèves ?

Dans ce registre, les collègues ont presque tout entendu depuis le mois de mai : 

– « la chaleur ça dépend des gens vous savez « 

– « Vous êtes libre de chercher dans l »établissement des endroits plus frais« 

– « N’hésitez pas aller dans le jardin public situé en face de l’établissement pour faire cours« 

– « Votre mesure de température est fausse car vous l’avez mesuré près d’un ordinateur « 

– « Avez-vous fait la formation pour faire classe dehors ?« 

Voici donc ce qui se passe lorsque l’on « renvoie au local » : aucun texte de cadrage n’a pu être consulté concernant les seuils à partir desquels notre exercice professionnel devait être aménagée. Nous sommes une fois de plus renvoyés à des initiatives individuelles ou collectives et le plus souvent grâce à l’action syndicale

Et l’on évoque déjà des protocoles pour le mois de septembre dans les établissements les plus avancés? Initiatives personnelles ou accompagnement de l’institution ? Nous l’ignorons encore mais on peut déjà affirmer que des mises en distanciels sont envisagées pour certains niveaux afin que d’autres occupent les salles les moins chaudes.

La doctrine du cas par cas crée confusion et incompréhension. Elle suscitait déjà de la colère ces derniers jours, dans des zones en vigilance orange. En vigilance rouge, avec près de 40 degrés à certains endroits, comment comprendre qu’il soit nécessaire d’attendre de vérifier sur place, une fois que des personnels et des élèves sont là, qu’il n’est pas possible de faire cours dans des salles surchauffés ? 

 Ce mode de fonctionnement qui fait aussi prendre la décision en dernière minute, plutôt qu’en anticipant, va aussi mettre tous les personnels sous , en les maintenant dans l’incertitude jusqu’au dernier moment. 

À cette gestion au cas par cas et à cette absence de consignes claires s’ajoutent une situation particulièrement préoccupante dans les lycées professionnels, largement oubliés des annonces ministérielles alors même que les risques liés à la chaleur y sont souvent aggravés par les conditions d’enseignement et d’examen..

En déplaçant la responsabilité vers les chef.fes d’établissement, les services se dédouanent de leur obligation de garantir la santé et la sécurité de toustes.

En LP, les cours, les épreuves orales et les épreuves pratiques sont maintenus presque partout par les directions, qui n’opposent qu’un seul argument : la « nécessité de service ». Cette formule sert à justifier le maintien des activités quelles que soient les conditions réelles d’accueil des élèves et de travail des personnels. Pourtant, la « nécessité de service » ne protège personne de la chaleur. Ce ne sont ni quatre ventilateurs, ni une fontaine à eau, ni la fermeture des volets qui permettent de garantir la sécurité de toustes.

La situation est particulièrement critique pour les épreuves pratiques en atelier : l’utilisation d’outils et de machines qui dégagent de la chaleur augmente drastiquement les risques pour les élèves comme pour les personnels. Ce lundi, des candidats ont déjà fait des malaises.

Nous demandons que des mesures immédiates soient prises pour protéger la santé et la sécurité des personnels et des élèves dans les centres d’examen et les établissements

Dans les écoles, dès lundi matin, des personnels devaient gérer des élèves se sentant mal. Des écoles ont mis en place dans l’urgence un accueil partiel, permettant un accueil des élèves présents dans des salles moins chaudes. Mais cela n’est pas possible partout et de nombreux témoignages font état d’accueil dans des classes à plis de 30°. Ces conditions sont inacceptables et les écoles n’ayant pas de locaux adaptés doivent fermer poir préserver la santé de tous. Les mentions sur la nécessité de continuité pédagogique ont été  vécu come une énième provocation.  L’information sur les personnels vulnérables a été insuffisamment relayée, laissant de nombreux collègues dans l’incertitude. De manière générale/, les consignes ont différés d’une circonscription à l’autre. Si le traitement des situations devaient être appréciées au cas par cas, les grandes lignes et consignes auraient dû se faire à l’échelle du département. 

Elu.es F3SCT 33